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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 07:24
 
 
 
 
Le texte de la conférence donnée au Classe préparatoires, à l'initiatives de l'ESC Grenoble et de la collection Major.
 
Pascal Gauchon enseigne l’histoire et géograhie géopolitique en classe préparatoire économique et commerciale à IPESUP-PREPASUP. Il dirige par ailleurs la collection Major aux Presses Universitaires de France.
 
 
« L’Iraq n’est qu’un échauffement avant la Chine ». Cette plaisanterie, dit-on, courait dans les couloirs du Pentagone, dans l’entourage de Donald Rumsfeld, il y a trois ans. Monsieur Rumsfeld, qui s’est peut-être trop échauffé, n’est plus là… Mais l’idée persiste puisque Andrew Marshall, l’un des principaux conseillers du Pentagone, confie à ceux qui lui demandent son avis sur l’Iraq : « Je ne regarde pas çà de trop près. Je suis occupé à planifier la prochaine guerre avec la Chine d’ici vingt ans. Sous l’eau ou dans l’espace[1] ».
Les dirigeants américains ne le cachent pas : le seul rival potentiel qu’ils se reconnaissent, même si c’est à long terme, est la Chine. Cependant les Américains ne craignent pas le défi : ils le voient comme un challenge, un stimulant qui pousse à devenir plus forts et plus efficaces, une notion indispensable de la philosophie libérale. De leur côté, les Chinois se sont eux-mêmes sentis défiés par les Etats-Unis et c’est par réaction qu’ils ont bâtissent leur nouvelle puissance.
Alors, qui défie qui ? Et, dans une économie mondialisée et une géopolitique d’interdépendance, les notions de défi et de face à face ont-elles encore un sens ?

lire la suite (téléchargement du texte. Connectez-vous en "invité" )


[1] Cet aveu est cité par M. Weitzmann, « Le mal à l’Iraq des intellectuels américains » in Le Monde 2, 17 février 2007.

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Published by Pascal Gauchon - dans Puissances
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